Interview de Baloji

L’un des anciens MCs de Starflam, Baloji trace sa route depuis quelques années en solo. Et les concerts s’enchainent durant l’été 2010. Esperanzah! est d’ailleurs une première pour lui. Il est ravi d’y jouer un set de 1h15 avec son orchestre de Lumumbachi pour présenter son nouvel album, entièrement auto-produit. En deux mots: un excellent retour vers ses racines, le Congo. “On est partis avec notre studio mobile sur Kinshasa pour faire jouer les musiciens locaux au lieu d’utiliser des samples”, nous dit-il.

La discussion passe vite sur la touche politique et il ajoute: “Le Congo est une très jeune démocratie. C’est important que la population locale se rende compte que c’est un processus qui prendra du temps. Mais c’est en train de changer!”. Pour le moment, selon lui, le modèle le plus médiatisé est celui de Brad Pitt et Angelina Jolie. L’Afrique s’identifie à ce modèle-là.”

Et la Belgique? Fier de vivre en Belgique et d’y faire grandir sa petite fille de 18 mois, il ne garde pas sa langue en poche quand il le faut: “Je vis tous les jours un racisme passif. Mais l’important c’est de le comprendre; c’est la seule manière de sortir de la position de victime.”

Sa suggestion musicale du jour: le nouvel album des The Black Keys, Brothers