Comment ne pas y croire ?

Comment ne pas y croire ?

Au lendemain de la clôture de la 7ème édition de Radio Esperanzah, l’émotion et l’espoir sont de mise.
Rencontrer, partager, rire, comprendre, questionner, animer, sentir, en voilà des mots qu’ils reflètent avec simplicité les échanges culturels, artistiques, humains qui s’opèrent dans le studio éphémère de Radio Esperanzah.
Une quinzaine de personnes animent pendant 4 jours la radio éphémère du festival : des techniciens son, aux monteurs, de la post production, à l’animation micro, de l’animation web aux scripts, en passant par les reporters, une valeur essentielle commune, celle de l’espérance.
A Floreffe, les gens se croisent et se sourient, les gens se regardent et se saluent. Ils sont heureux.

Un autre monde est possible ?

Si on pense aux rencontres qui s’opèrent dans le cœur du Festival esperanzah, c’est vers un “demain ensemble” que chacun peut regarder ce matin, avec une envie incontestable de partager, de construire collectivement et librement, quelques soit nos cultures, nos racines, nos différences.

A l’image d’Abraham inc, le monde peut-être mélangé de couleurs et de sonorités, à la base si éloignées et dés lors symbiotiques.
Au regard de Baloji *ou encore de *Mouss et Hakim, si la “hiérarchie des couleurs” existe encore et toujours, le combat continue pour faire avancer les conflits, les incompréhensions et c’est aussi pour cela que vivent leurs musiques.
Hocus Pocus prend 10 minutes pour nous faire rêver en acoustique dans le studio “bocal” quand Socalled vient passer 1h30 dans le studio, pour partager ses influences, du chant liturgique, musiques hassidiques, israéliennes, klezmer, folklore roumain…C’est le voyage assuré.
Quand la bonne humeur catalane de la Familia Muyayo ou de Marina et Maxwell, des Ojos de Brujo *envahie le studio de *Radio Esperanzah, c’est une force pétillante qui anime tous les auditeurs.
De l’Amérique latine avec Toto la monposina et La-33, aux contrées africaines avec Daara J Familyet Dobet Gnahore, c’est le monde entier, que nous avons la chance de parcourir pendant 3 jours dans le studio de la radio.
Et quand Bauchklang débarque pour clôturer plus de 72h d’émissions, c’est une généreuse carte blanche pour tout le monde.
Don Fiasko, On prend l’air, The ex, Dokhandème, Le Peuple de l’herbe, Karl Hlamkin, Jaqee, Klezmic Zirkus, Chico Trujillo, ils sont tous passés par le studio pour nous offrir quelques minutes d’ Esperanzah à l’état pur. Une Esperanzah tellement forte, que déjà nous avons envie d’être en 2011.

Et puis il y a les rencontres avec les locaux, ces citoyens submergés de passion et d’envie, qui pendant 3 jours permettent aussi à l’abbaye de prendre une toute autre allure : de la pharmacienne, au chef de la friterie, du bar voisin chez “Batista” , il n’y a qu’un pas.

Volontaires, festivaliers, organisateurs, ils passent par Radio Esperanzah pour nous raconter, tout simplement, l’histoire humaine de personnes qui ont les mêmes croyances et aiment à se retrouver bénévolement pour participer à la construction de l’autre monde.

Alors, oui un autre monde est possible, d’autres musiques aussi.
Collectivement we can make the world better.
2011, on prend les mêmes et on recommence pour célébrer avec Esperanzah la décennie d’un festival pas comme les autres.

Elise pour Radio Esperanzah
http://radio.esperanzah.be/